Le square de la Roquette

À Paris, en période de confinement, il ne reste que les squares où dessiner les espaces habités par les gens, dans un périmètre de 1 km de chez moi et une durée impartie de 1 h.

Ce square occupe un terrain anciennement investi par une prison. Et on a gardé l’entrée en pierre de l’ancienne prison. Ce qui fait qu’en entrant dans le jardin tu as l’impression de gagner à chaque fois un temps de liberté et d’évasion sur un territoire jadis voué à la coercition.

Le terrain a été profondément remodelé en espaces à des hauteurs variées avec des usages propres et aussi des personnes d’âge différents. La passerelle qui le traverse est peut-être le caractère le plus distinctif du jardin. Ce qui m’a attiré sur ce point de vue c’est le contraste entre différentes manières d’occuper le lieu, à différentes profondeurs, accentué par la passerelle. L’agencement de la lumière et des ombres, des couleurs, vertes d’un côté et orangé/rouge de l’autre. Il faut noter que tout le travail de dessin a été fait en réalité par les terrassiers et jardiniers. Moi je n’ai fait que recopier le résultat qu’ils ont obtenu.