Rue du Chemin Vert

Vous voyez un Chemin Vert ? Moi pas
Tout a changé. À cette époque il n’y avait pas d’immeubles, pas du rue. Le chemin vert, en pente
Tout a changé mais il faut croire que sur la question posée dans le journal, on n’a pas avancé.
Impossible de concevoir un tel amalgame, un bric à brac urbain, un vide-grenier de la taille d’un quartier, que l’Histoire nous a concoctés.

Rue du Chemin Vert

Où Jean-Jacques Rousseau est passé, flânant, solitaire, herborisant, rêvant, tirant des plans sur la comète, échafaudant l’architecture de son futur Discours pour répondre au Concours paru dans le journal, sur l’Origine de l’Inégalité parmi les Hommes.

Le métro Père Lachaise

Au fond : le mur du cimetière.
Sur lequel se projettent les ombres des arbres. C’est un sujet difficile.
La lumière est spectaculaire.

Le métro de Guimard en fonte, peint dans des nuances de vert, est plus clair que les feuillages des arbres et que la plaque commémorative qui énumère exhaustivement les noms des victimes des deux guerres mondiales.

Je rends hommage aux peintres de la Ville de Paris qui entretiennent les stations de Guimard. Ils effectuent un travail très soigné qui accuse le modelé des formes en fonte.

Le Relais de Belleville

La lumière éclairant les trois personnes assises le long de la vitrine m’a incité à dessiner ce café.
Cependant pour dessiner un lieu je commence par constituer l’espace.
Un Monsieur avec une casquette claire était installé à la première table.
Au fur et à mesure les personnes ont changé et trois femmes l’ont remplacé. Je n’ai gardé que celle qui a occupé la place du Monsieur à la casquette.
En fait les personnes forment un tout avec leur façon d’occuper le lieu.

Café L’Express de Paris

Une ambiance lumineuse particulière sur la terrasse, de pénombre, due aux auvents qui la couvrent. Un peu comparable à celle des étals du marchés, aussi protégés du soleil par des stores.

Café La Vielleuse

Un jour de marché.
J’ai eu du mal.
J’étais trop lent. La lumière a changé. Inutile de le dire : elle change tout le temps. Le vent pousse les nuages qui masquent les rayons du soleil. Inutile de faire mine de s’en étonner. J’étais attiré par la zone dans la pénombre. Une scène théâtrale scénographiée par la lumière.

Du coup on fait un zoom  visuel. On écarquille les yeux pour déceler ce qui se passe que la pénombre veut nous cacher. On entre dans le marché par un goulet, un resserrement entre les tréteaux des vendeurs et la pagode actuellement désaffectée, en réparation ?

Ce qui m’enchante aussi c’est qu’on peut échapper à tout ça ou bien au contraire surgir, par les marches de l’escalier du métro.

Rues de Chanzy et Jules Vallès

La vitrine somptueuse d’un restaurant signalant ses attraits, en vis à vis d’un prestigieux concurrent. Entre les deux des ouvriers placent une palissade qui barre la rue.

Soudain cet oiseau se perche tout près de moi sur le guidon d’un vélo pour voir ce que je fabrique.

Le coquet volatile s’estimant digne de poser comme modèle, je l’inclue dans le dessin.