Le Pure Café

Ma découverte de ce café

J’ai été happé par la douceur de la lumière qui entrait par la vitrine, derrière le rideau jaune.
Je ne sais pas si je suis parvenu à rendre cette impression.
J’aurais peut-être dû atténuer les contraste des objets de la pénombre dans la salle pour rendre plus lisible la venue de la lumière du jour entrante. Je me suis éparpillé.

On voit quand même ces deux femmes côte à côte, très concentrées, travaillant chacune sur leur projet sur leur ordinateur portable.

Le Pure Café

Dessiner une personne qui est toute proche et que je ne connais pas me procure un effroi mêlé à de la jubilation. C’est la peur – je suis craintif, timoré – qui suscite ces émotions.
Par le dessin elles peuvent être traduites en formes et en couleurs.
En dehors du dessin sur le vif je ne vois rien qui me mette dans ce genre de péril et d’ivresse.

Le Pure Café

Quelle chance ! mon compagnon d’expéditions dessinées André m’a fait découvrir ce café dont la lumière est magique.
Il se trouve encerclé de fenêtres.
Le bar est un îlot au centre de la salle. Le climat y est propice aux conversations, au travail, à la lecture, à la détente.

Café du Coin

Comme j’avais oublié ma trousse avec mon porte-mine pour dessiner au crayon – et gommer-. Et mes pinceaux de voyage que j’utilise ordinairement, je me suis lancé , directement à l’aquarelle avec des pinceaux d’un autre récipient.

Et voilà le fourbi.

Je n’avance pas plus vite pour autant. J’efface avec de l’eau les traits que je dessine au pinceau et je me corrige.

Mais le triangle jaune sur la banquette, c’est un rayon de soleil qui se projetait quand j’ai commencé. Tout le reste était dans une pénombre relative. Je n’y ai pas touché bien qu’avec le temps que j’ai passé à mettre mon dessin en place, la lumière ait changé. Tout s’est relativement éclairci. Bref, mon triangle jaune de rayon de soleil projeté n’a plus de raison d’être dans ce nouvel environnement.

Je n’ai pas voulu corriger cette erreur pour me souvenir que je l’ai commise.

Café La Vielleuse

Deux jours de marché : le même bar.
Pour moi le sujet est inépuisable, grâce à la lumière, à l’inattendu.
Je retrouve la sensation de péril. Il faut rester concentré. Gare à ne pas dévisser !
Nous sommes comme des passagers en transit. Mais on ne connaît pas la destination.

L’immeuble Lavirotte, 1901

La façade est entièrement décorée de motifs d’animaux et floraux réalisés en grès par le propriétaire, Alexandre Bigot, qui était céramiste.
Les sculptures sont de Théobald-Joseph Sporrer, Firmin Michelet, Alfred Jean Halou et Jean-François Larrivé.
On peut contempler le foisonnement des formes et des matériaux, la pierre sculptée, la céramique, le bois, le vitrail, le bronze et le fer forgé.

Ils n’ont pas lésiné à la tâche.

Marché de Belleville

Ces quelques jours voient l’apparition de minuscules brindilles sur les branches des arbres qui auront tôt fait d’être recouvertes de feuilles.

Le Café Pierre

Le Café Pierre

Je dessine comment les personnes se superposent. Assises à des tables voisines.
C’est intéressant de voir des personnes juxtaposées mais qui ne sont pas ensemble. Elles ne se connaissent pas. Elles ne se parlent pas.
Voire de l’autre côté de la vitrine. Dehors / dedans.
L’extérieur m’intéresse.
Je relie les personnes à l’espace dans lequel elles se trouvent et aux autres personnes. Pour moi qui dessine rien n’est indifférent. Par le dessin je sonde les relations qu’elles ont, dont il n’est pas question dans la conversation mais qui est visible dans leur corps.

Je pense souvent au film de Wim Wenders, « Les ailes du désir » dans lequel on entend ce que pensent les personnes. Ce qu’elles taisent.