Je suis retourné faire une 2 ème version car j’ai donné la première à un enfant. Le ciel y est davantage présent. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de dessiner les passants.
Nous nous trouvons à la station Couronnes devant le café Le Métro dans lequel j’ai si souvent dessiné les habitués du marché. L’immeuble a été recouvert d’un échafaudage pour permettre des travaux de ravalement. Son état d’insalubrité était tellement avancé que les travaux se sont étendus jusqu’aux fondations. Les fenêtres sont remplacées mais les filets de bardage teintés résille recouvrent encore la façade. Devant le métro des vendeurs à la sauvette se dépêchent d’investir le lieu avec leurs frusques sur des tissus de fortune avant que les policiers municipaux ne les fassent déguerpir qui se mélangent avec des flaneurs, des sans domicile. Et voilà la vie.
Par pierre Brody
/ 15 octobre 2026 15 octobre 2026
Face à l’église Saint Ambroise. Il porte le nom de l’ancien propriétaire du terrain. C’est un jardin composite. Jardin partagé, jardin des collégiens, aire de jeu pour enfants. Également un lieu de passage pour les habitants du quartier qui relie les boulevards Richard Lenoir et Voltaire.
J’ai voulu dessiner dans cette lumière mystérieuse deux hommes en conversation. Mais j’ai pris tellement de temps à poser les valeurs que plusieurs personnes se sont succédées sur ces sièges de pierre.
Je n’ai pas pu les esquisser aussi finement que j’aurais voulu. Cependant elles étaient sombres, c’est indéniable.
Ces jardins, créés à partir de divers Hôtels particuliers dans le Marais, réunissent des styles et des époques différentes.
La lumière qui émane de la façade à droite a déclenché mon intérêt. Elle est accentuée par l’ombre dense que les feuillages des arbres projettent sur la partie gauche du bâtiment.
Ma curiosité a également été éveillée par le dôme particulier qui se profile derrière le bâtiment. Ses voutes sphériques sont concaves.
Il se trouve dans la Cour des Grands Dépôts qui « dessert les grands coffre-forts abritant les documents les plus précieux de l’histoire de France. » (Elle n’est ouverte au public que deux jours par an).
Un pavillon d’angles est surmonté de ce Dôme à l’Impériale (ou dôme quadrangulaire bombé), typique de l’architecture institutionnelle et classique française du XIXe siècle.
« Il s’agit d’un dôme à base carrée ou polygonale (contrairement aux dômes circulaires classiques), qui épouse la forme du pavillon d’angle saillant. Ses faces galbées s’élèvent pour se rejoindre en un point central, créant une silhouette monumentale caractéristique du style Napoléon III et de la Troisième République.
Il me semble a postériori que l’ombre portée par les arbres s’accorde avec l’atmosphère de secret qui imprègne le lieu.
Je me suis assis sur un banc du terre-plein, juste à portée de l’entrée du marché où il y a le plus d’affluence. Cette dame s’est placée devant moi pour vendre des cacahouète en bouteille plastique. Elle a raison le marché est à tout le monde. En la regardant j’ai remarqué que sa présence suscitait des réactions intéressantes des autres personnes. J’ai remanié après coup la couleur du chapeau.
Nous revoici devant cette vue emblématique du 20ème avec son grand restaurant Le Président, la descente de la rue du Fbg du Temple, mes trois habitués chinois de prédilection, appuyés sur la rambarde, et deux retraités de dos sur la terrasse de La Vielleuse.
Par pierre Brody
/ 29 septembre 2026 8 septembre 2026
J’ai remarqué que ce café profitait d’une agréable lumière émanant du jardin sur le boulevard Henri IV. Arrivé dans la salle je suis attiré par l’agencement du lieu. Je choisis un angle donnant sur la terrasse qui permet de montrer également le mobilier. Cependant il est complètement rajusté par un garçon de qui le patron exige qu’il lessive le sol à chaque fois que les clients partent. J’ai simplement dessiné deux personnes qui profitent d’une belle lumière dans une salle confortable. Ce n’est pas moi qui ai choisi la disposition des meubles, c’est le patron qui veille scrupuleusement à son rangement.
Par pierre Brody
/ 25 septembre 2026 8 septembre 2026
Je me suis placé devant un espace vacant, celui qu’utilisent les transpalettes d’un magasin chinois pour faire les réassortiments de marchandises.
Le lieu est pourvu d’une station de métro et parcouru par intermittence. J’essaie de saisir la distance juste qui sépare les personnes entre elles et dés qu’une personne ralentit, de la placer au bon endroit et à la bonne taille. C’est alors que tous les efforts précédents pour définir le lieu portent leurs fruits Je n’ai absolument pas le temps de rajouter des détails. À la fin du dessin j’ignore complètement si le résultat tient. Il est composé de fragments épars, sans que l’accent soit porté sur aucun. L’ensemble progressivement me semble conforme au lieu tel qu’il m’est apparu au début. Tous ces fragments sont organisés.
Rien de particulier ne se dégage hormis le climat du marché. Alors que le marché lui même n’est pas représenté.
Par pierre Brody
/ 22 septembre 2026 8 septembre 2026
Pour la première fois j’ai choisi une vue directe du marché par le côté le plus animé. Le contraste est tellement marqué entre l’ombre sous les bâches et les trottoirs qu’on ne voit presque rien. Simplement qu’une activité se tient au milieu du boulevard qui attire la foule. L’opposition entre les espaces vides et les autres bondés produit un effet impressionnant.