Rue du Poteau


Le café Le Reinitas, vue du coin des rues du Poteau et Duhesme.


Impression d’effervescence sur cette petite place du 18 è arr, la place Charles Bernard


J’ai dessiné ce café en deux fois depuis la terrasse du glacier qui se trouve en face. C’est un quartier commerçant. La lumière avait changé sans que j’ai pu dessiner les avant-plans


Les citadins ont vraiment besoin de se rencontrer les uns les autres pour aller bien.
L’intérêt que je vois est cette impression de débordement que donnent les rues commerçantes et piétonnes. Les terrasses sont sur le trottoir et font pourtant partie d’un café. Les clients assis sont à la fois dehors et dedans.


Un impression enfantine aussi, on sent moins les dangers, les frontières, ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.


Acrylique sur toile 22 x 27 cm

La Vielleuse

Un jour de marché

Je peins ce que je vois à La Vielleuse.

Un homme au chapeau couleur paille travaille sur son ordinateur.

Ensuite un groupe d’hommes près de la vitrine, en contre-jour.

Quand je regarde cette vue que j’ai faite j’ai l’impression de l’avoir inventé, d’être parti dans la fiction.

On dirait des hommes de dos en train de regarder un spectacle de guignol.

J’ai rapproché involontairement ce qui était éloigné. La grille bleue se trouve sur le trottoir de l’autre côté de la rue de Belleville. Le théâtre de marionnettes est un kiosque avec un panneau Decaux. Une pub qui défilait montrait la photo d’un homme portant une chemisette à manches courtes jaune. Détailler à ce point un fragment d’une vue ça rapproche.

J’ai tout déformé. Je me rends compte à mon niveau de débutant en peinture acrylique que c’est dans les distances que je travestis le plus, par mégarde, ce que je montre.

Acrylique sur toile 22 x 27 cm

Les Triplettes

Un jour de marché.
Comme sujet j’ai cette allée, la piste cyclable. D’un côté le marché et de l’autre le boulevard et les terrasses. J’ai aimé cette opposition du parasol orange et des feuillages verts.
Les clients ont bougé.
Le cycliste s’est positionné pour engager une conversation avec un collègue. Il était penché vers le côté droit. Je me suis décidé à le dessiner à cause de la position de sa jambe arc-boutée sur la rambarde de la piste et de l’enfant qu’il portait sur son porte-bagage.
Après coup j’ai précisé la couleur de ses vêtements et l’enfant derrière, au casque rouge.
Ce personnage complète le dynamisme que j’ai recherché dans cette vue.
Acrylique sur toile 22 x 27 cm

Place des Vosges


À l’initiative des Urbansketchers de Paris je me suis rendu place des Vosges. 
J’ai du m’y reprendre à trois fois pour terminer cette vue.
À chaque fois j’ai oublié quelque chose, mon Pass Navigo, mon smartphone, mon sac à dos avec tout mon matériel.
Et finalement, j’ai quand même terminé.

Je découvre que dans un lieu c’est intéressant de voir comment les différentes personnes selon leur emplacement sont différemment éclairées; la lumière du jour n’est pas du tout uniforme.
Ce sont les plus proches dans l’ombre que j’avais commencé par peindre. Les plus éloignés dans la lumière je ne les ai peint qu’à la fin.

Acrylique sur toile 25 x 25 cm

Café La Vielleuse

Un jour de marché.

Il s’agit de saisir quelque chose qui passe. De l’attraper. Mais quoi ?

Acrylique sur toile 20 x  20 cm

Brasserie Nord-Sud

Métro Jules Joffrin.

Je me suis assis à l’ombre de l’auvent.

Quand j’ai vu que je pouvais réduire mon sujet à la vue sur l’arrêt de bus j’ai trouvé mon format.

C’est un lieu anonyme mais vibrant. Il peut y avoir un père avec sa fille en trottinette. Un vendeur de muguet. Tout peut s’y produire.

Un couple de jeunes s’est installé à la table voisine à la mienne. 

Nous avons sympathisé. À la fin j’ai incorporé le garçon avec ses lunettes de soleil dans le dessin.

Acrylique sur toile 27 x 22 cm

L’Eglise du Sacré-Cœur de Gentilly


Je me suis rendu avec les Urbansketchers de Paris à la Cité Universitaire pour dessiner les bâtiments très variés selon les pays.
Le temps est morose. On ne sait pas s’il va pleuvoir.
Ma curiosité est attirée par l’église au clocher si particulier qui se trouve au-delà de la grande pelouse. Elle est juchée sur une colline. On l’aperçoit de très loin.


Je m’avance jusqu’à m’apercevoir qu’elle se trouve au-delà du périphérique, en dehors de Paris. C’est l’église du Sacré-Cœur de Gentilly. Une église portugaise. Je la connais depuis très longtemps mais ne m’en suis jamais approché.


Elle est accessible en empruntant une passerelle qui enjambe le périphérique, malheureusement plongé dans un vacarme épouvantable.


Je recommande aux sketcheurs qui voudraient dessiner des vues sur les frontières de Paris de s’équiper, en plus de leurs outils habituels, d’un  casque de chantier.
 
Je rebrousse chemin et me cantonne à cette vue à distance un peu décevante où l’église restera hors de portée.

Acrylique sur toile 22 x 27 cm

Le Parc Montsouris


À l’initiative des Urbansketchers de Paris, nous nous somme rendus dans ce vaste parc. C’est le week-end. Il fait très beau. Les parisiens aiment se retrouver sur les pelouses, dans les chemins ombragés ou bien s’exposer au soleil.


Très difficile de moduler toutes les fluctuations de couleurs de la pelouse, selon la distance et l’ensoleillement. 
J’ai essayé de traduite les grandes masses de différentes valeurs.
Très difficile également de représenter les personnages qui s’échelonnent sur cette vaste pelouse en pente.
La perspective est complètement contre-intuitive.
Plus les personnages sont en bas dans la réalité, plus ils sont élevés dans le dessin.


Acrylique sur toile 27 x 22 cm

Café La Vielleuse

Un jour de marché

Cette fois c’est le responsable du café, qui m’a indiqué une place, près de l’endroit où il se tient.

Je me suis régalé à l’entendre superviser l’activité de la Vielleuse. 

Il a l’œil sur tout, il houspille ses serveurs, il forme le jeune barman, Il change la disposition des tables en terrasse, des plantes en pot, des panneaux affichant la carte des plats pour s’accorder avec la progression de la lumière, la circulation des passants. Il est extrêmement attentif et diligent.

La disposition des lieux réserve des compartiments pour les clients leur permettant de satisfaire leur besoin d’intimité et à la fois d’animation dans le quartier en plein marché.

Avoir sa place tout en étant parmi les autres.

Acrylique sur toile 22 x 27 cm