Le même jardin peut nous apparaître vaste certains jours et des fois tout petit. Il faut regarder les enfants très jeunes, les plus émoustillés par le lieu pour lesquels, vue leur petite taille c’est un territoire immense.
Le bar de La vielleuse, un jour de marché. J’aime bien montrer la coexistence de plusieurs mondes, de différents niveaux que permet La Vielleuse. On discutait ferme des élections.
J’ai cherché à restituer la lumière très douce qui rentre par la vitrine, à travers le rideau jaune. Pour l’instant je n’y suis pas arrivé. J’ai tué la lumière en forçant trop le contraste avec les bleus de la rue. Je me suis laissé dériver en trouvant une concordance avec les bleus des étagères dans la salle. Je n’ai pas su choisir. C’est soit les bleus soit le rideau jaune.
Nous nous sommes installés avec André, mon compagnon d’expéditions dessinées, et nous avons croqué ce café du marché de Belleville, très prisé par ses habitués.
Lorsque la vitrine est carrément ouverte sur la terrasse, sur la rue, il y a une sorte de vibration de lumière et de couleurs entre le dedans et le dehors.
Des enfants se sont attroupés autour de mon dessin du Jardin de la Folie Titon. Dans lequel, profitant du beau temps ils se sont rendus avec leurs familles. « Moi plus tard je voudrais être cosmonaute (dit une toute jeune fille) Ça me tarde d’y être déjà, cosmonaute ». « Tu vois ce bâtiment orange c’est notre école. Elle s’appelle l’école Titon ». Est-ce que c’est une bonne école ? Tous les enfants, à l’unisson : « Oui ! »
au niveau du Zèbre, « cabaret-cirque ». Les vendeurs de marché avec leur camion, leurs palettes, leurs cageots, sans cesse en train de déballer, remballer, transbahuter, partagent ces points communs avec les forains de cirque.