Le Lézard Café

Préférez-vous dessiner des choses qui vous réconfortent ou bien qui vous inquiètent ?

En marchant rue des Petits Carreaux, puis rue Montorgueuil depuis le métro Sentier pour me rendre sur le lieu de mon dessin : le Lézard Café, – (j’ai commencé ce dessin mais je ne l’ai pas terminé) – je côtoie des bribes de mon passé, la rue Saint Sauveur, l’imprimerie « Le Soleil », aujourd’hui disparue.
Je suis content d’avoir connu cette époque où le Marché des Halles était au bout de la rue.


Je vois toute cette surcharge de la rue, cette abondance de denrées, de confiseries, comme si la rue était faite pour vous faire des cadeaux, ce ne sont que des invitations à s’abandonner, à se laisser aller.


Et pourtant je croise des personnes sans argent, sans domicile, des personnes malades, estropiées, fragilisées.


Quoiqu’il en soit je m’engage dans la rue Tiquetonne. J’allonge mon pas pour me rendre au lieu de mon projet, le Lézard Café, ce beau café du quartier Montorgueuil, en partie grâce à sa localisation entre les rues Tiquetonne et Etienne Marcel et aussi à ses lustres : 4 m de hauteur sous plafond. J’allonge mon pas pour aller dessiner – avec mes œillères -. C’est à dire quoi qu’il en soit je vais tout de même dessiner cet agréable café dont la terrasse est simplement équipée d’immenses vitres qui laissent contempler le spectacle de la rue. Et même dés le mois de mai on retire tout simplement les verres pour laisser les consommateur s’immerger dans la rue elle-même, c’est à dire siéger dans cet espace équivoque, à la fois public et partie prenante du café.

Rue de Belleville

Près de l’arrêt de bus.
Les arbres n’ont pas encore de feuilles à cette époque. On peut donc observer le mouvement de leurs branches. Cet homme s’est positionné pour attendre le bus, au bon endroit  entre les troncs avec son blouson dont la couleur me plaisait.

Le Pure Café

Ma découverte de ce café

J’ai été happé par la douceur de la lumière qui entrait par la vitrine, derrière le rideau jaune.
Je ne sais pas si je suis parvenu à rendre cette impression.
J’aurais peut-être dû atténuer les contrastes des objets de la pénombre dans la salle pour rendre plus lisible la venue de la lumière du jour entrante. Je me suis éparpillé.

On voit quand même ces deux femmes côte à côte, très concentrées, travaillant chacune sur leur projet sur leur ordinateur portable.

Le Pure Café

Dessiner une personne qui est toute proche et que je ne connais pas me procure un effroi mêlé à de la jubilation. C’est la peur – je suis craintif, timoré – qui suscite ces émotions.
Par le dessin elles peuvent être traduites en formes et en couleurs.
En dehors du dessin sur le vif je ne vois rien qui me mette dans ce genre de péril et d’ivresse.

Le Pure Café

Quelle chance ! mon compagnon d’expéditions dessinées André m’a fait découvrir ce café dont la lumière est magique.
Il se trouve encerclé de fenêtres.
Le bar est un îlot au centre de la salle. Le climat y est propice aux conversations, au travail, à la lecture, à la détente.