Le Pont Neuf


Par une belle matinée j’ai rejoint des Urbansketchers de Paris, pour dessiner le Pont Neuf, à l’occasion de l’installation de « La Caverne » par l’artiste contemporain JR, une structure monumentale faite de tissus qui ressemble à une chaîne de montagnes.
J’ai choisi de la faire apparaître par fragment depuis le quai de Seine, derrière les bouquinistes.


JR introduit des images dans les rues de Paris.
De la fiction.
Là en l’occurence il nous fait croire que nous sommes aux Sports d’Hiver.


Mais ses scénarios doivent se culbuter avec la réalité comme par exemple lors de l’installation de sa caverne sur le Pont Neuf, les détériorations qu’elle a subi le 2 Juin à cause des intempéries et des vents violents. Ça a dû être infernal quand il a été décidé que les dates de démontage de l’installation ne seraient pas pour autant prolongées, les équipes mobilisées pour accomplir cette opération n’étant plus disponibles. On sent que les considérations pécuniaires pèsent lourdement sur les projets et les utopies.


Acrylique sur carton entoilé 18 x 24 cm

Café La Vielleuse


De la terrasse traduire avec les couleurs l’effet que suscite en moi le spectacle du marché de Belleville, du quartier, de ce moment de la journée.


Acrylique sur carton entoilé 20 x 20 cm

L’Eglise Saint Séverin


Ce dimanche nous nous sommes retrouvés à l’initiative des Urbansketchers de Paris à l’Eglise Saint Séverin.
Un chef d’œuvre d’architecture près de la place Saint Michel.
Une cérémonie de baptême s’y déroulait également.
Il m’a semblé qu’on baptisait deux jumeaux.
La lumière s’est faite éclatante sur les parois et sur l’aube blanche du prêtre.
J’ai tenté de figurer une perspective de ce bâtiment extraordinaire.


Après coup j’ai atténué le jaune de la paroi et j’ai assombri la couleur brique du sol.


Acrylique sur toile 22 x 27 cm

Rue du Poteau


Le café Le Reinitas, vue du coin des rues du Poteau et Duhesme.


Impression d’effervescence sur cette petite place du 18 è arr, la place Charles Bernard


J’ai dessiné ce café en deux fois depuis la terrasse du glacier qui se trouve en face. C’est un quartier commerçant. La lumière avait changé sans que j’ai pu dessiner les avant-plans


Les citadins ont vraiment besoin de se rencontrer les uns les autres pour aller bien.
L’intérêt que je vois est cette impression de débordement que donnent les rues commerçantes et piétonnes. Les terrasses sont sur le trottoir et font pourtant partie d’un café. Les clients assis sont à la fois dehors et dedans.


Un impression enfantine aussi, on sent moins les dangers, les frontières, ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.


Acrylique sur toile 22 x 27 cm

La Vielleuse

Un jour de marché

Je peins ce que je vois à La Vielleuse.

Un homme au chapeau couleur paille travaille sur son ordinateur.

Ensuite un groupe d’hommes près de la vitrine, en contre-jour.

Quand je regarde cette vue que j’ai faite j’ai l’impression de l’avoir inventé, d’être parti dans la fiction.

On dirait des hommes de dos en train de regarder un spectacle de guignol.

J’ai rapproché involontairement ce qui était éloigné. La grille bleue se trouve sur le trottoir de l’autre côté de la rue de Belleville. Le théâtre de marionnettes est un kiosque avec un panneau Decaux. Une pub qui défilait montrait la photo d’un homme portant une chemisette à manches courtes jaune. Détailler à ce point un fragment d’une vue ça rapproche.

J’ai tout déformé. Je me rends compte à mon niveau de débutant en peinture acrylique que c’est dans les distances que je travestis le plus, par mégarde, ce que je montre.

Acrylique sur toile 22 x 27 cm

Les Triplettes

Un jour de marché.
Comme sujet j’ai cette allée, la piste cyclable. D’un côté le marché et de l’autre le boulevard et les terrasses. J’ai aimé cette opposition du parasol orange et des feuillages verts.
Les clients ont bougé.
Le cycliste s’est positionné pour engager une conversation avec un collègue. Il était penché vers le côté droit. Je me suis décidé à le dessiner à cause de la position de sa jambe arc-boutée sur la rambarde de la piste et de l’enfant qu’il portait sur son porte-bagage.
Après coup j’ai précisé la couleur de ses vêtements et l’enfant derrière, au casque rouge.
Ce personnage complète le dynamisme que j’ai recherché dans cette vue.
Acrylique sur toile 22 x 27 cm

Place des Vosges


À l’initiative des Urbansketchers de Paris je me suis rendu place des Vosges. 
J’ai du m’y reprendre à trois fois pour terminer cette vue.
À chaque fois j’ai oublié quelque chose, mon Pass Navigo, mon smartphone, mon sac à dos avec tout mon matériel.
Et finalement, j’ai quand même terminé.

Je découvre que dans un lieu c’est intéressant de voir comment les différentes personnes selon leur emplacement sont différemment éclairées; la lumière du jour n’est pas du tout uniforme.
Ce sont les plus proches dans l’ombre que j’avais commencé par peindre. Les plus éloignés dans la lumière je ne les ai peint qu’à la fin.

Acrylique sur toile 25 x 25 cm

Café La Vielleuse

Un jour de marché.

Il s’agit de saisir quelque chose qui passe. De l’attraper. Mais quoi ?

Acrylique sur toile 20 x  20 cm

Brasserie Nord-Sud

Métro Jules Joffrin.

Je me suis assis à l’ombre de l’auvent.

Quand j’ai vu que je pouvais réduire mon sujet à la vue sur l’arrêt de bus j’ai trouvé mon format.

C’est un lieu anonyme mais vibrant. Il peut y avoir un père avec sa fille en trottinette. Un vendeur de muguet. Tout peut s’y produire.

Un couple de jeunes s’est installé à la table voisine à la mienne. 

Nous avons sympathisé. À la fin j’ai incorporé le garçon avec ses lunettes de soleil dans le dessin.

Acrylique sur toile 27 x 22 cm